« Ninette Patapon », un « Little Nemo » à la française

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Jordic, « Les six défauts de Ninette Patapon », Le Petit Journal illustré de la jeunesse, n° 73, 4 mars 1906. Source : Töpfferiana.fr



L’exposition Nocturnes, qui s’est tenue l’hiver dernier à la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image d’Angoulême, a mis en lumière la récurrence du thème onirique dans la bande dessinée, depuis Rodolphe Töpffer jusqu’à David B. Le dessinateur Jordic aurait pu figurer aux côtés de ces arpenteurs du monde des rêves : passée jusqu’alors inaperçue, sa série d’histoires en images intitulée « Les six défauts de Ninette Patapon » mérite pourtant d’être sortie de son sommeil.

« Les six défauts de Ninette Patapon » rassemblent une demi-douzaine de planches publiées dans Le Petit Journal illustré de la jeunesse entre les n° 73, du 4 mars 1906, et 80, du 22 avril 1906. Chacun de ces épisodes se déroule selon le même rituel : Ninette, petite fille coiffée de deux nattes, multiplie les bêtises. Successivement taquine, gourmande, orgueilleuse, paresseuse, coquette, bavarde, elle est punie à chacune de ses mauvaises actions par ses parents qui l’envoient au lit avec un morceau de pain et une cruche d’eau pour tout souper. L’enfant s’endort, tourmentée par ses bêtises, et devient la proie de rêves mouvementés.

A chaque réveil, ces expériences oniriques lui servent de leçon et la guérissent de ses défauts. Au bout de ces six nuits agitées, Ninette décide de devenir « une petite fille modèle ». A l’époque, en France, l’intention moralisatrice est omniprésente dans les histoires en images destinées aux enfants, le domaine des songes n’y échappe pas.

Tout comme le scénario, la composition des six planches se répète selon le même modèle : au-dessus du titre, un bandeau dessiné représente Ninette dormant dans son lit avec, à ses côtés, son chat Ratapoil. De part et d’autre de cette scène, des doubles de la petite fille sont dessinés en ombres chinoises, comme des fantômes qui viennent la hanter et rappeler ses bêtises du jour. A la suite, l’histoire se déroule en une séquence de six vignettes uniformes, avec le texte en-dessous et la présence de quelques bulles. La première reproduit la même image montrant Ninette se redressant dans son lit, réveillée par un être merveilleux — chat botté, lutin, clown, etc. Puis viennent les mésaventures de la petite fille, accompagnée de Ratapoil, qui sont plutôt amusantes : au pays des chats, la population féline lui fait subir à son tour les méchancetés dont souffre quotidiennement Ratapoil ; sur l’île de caramel, l’escalier en nougat du palais du gouverneur s’effondre, faisant chuter Ninette dans un lac de crème fouettée ; en habit militaire et à cheval, Ninette passe fièrement en revue l’armée française, avant que la petite orgueilleuse ne se voit remettre les insignes de Grande Officière de l’ordre de Paon ; etc.

La dernière case montre à chaque fois le réveil brutal de la jeune fille, tombant du lit, quand elle ne le chevauche pas ou est prise dans les draps. Parfois, sa mère, tirée de son sommeil par ce remue-ménage, accourt en robe de chambre dans la chambre. On pense évidemment à Little Nemo, nous y reviendrons.

 jordic-ninette-02Jordic, « Les six défauts de Ninette Patapon », Le Petit Journal illustré de la jeunesse, n° 74, 11 mars 1906. Source : Töpfferiana.fr

jordic-ninette-03Jordic, « Les six défauts de Ninette Patapon », Le Petit Journal illustré de la jeunesse, n° 76, 25 mars 1906. Source : Töpfferiana.fr

jordic-ninette-04Jordic, « Les six défauts de Ninette Patapon », Le Petit Journal illustré de la jeunesse, n° 77, 1er avril 1906. Source : Töpfferiana.fr
Malheureusement notre exemplaire reproduit ci-dessus a été découpé…

jordic-ninette-05 Jordic, « Les six défauts de Ninette Patapon », Le Petit Journal illustré de la jeunesse, n° 79, 15 avril 1906. Source : Töpfferiana.fr


jordic-ninette-06Jordic, « Les six défauts de Ninette Patapon », Le Petit Journal illustré de la jeunesse, n° 80, 22 avril 1906. Source : Töpfferiana.fr


Cette série est l’œuvre de Georges Pignon, plus connu sous le nom de Jordic. Né en 1876 à Philippeville en Algérie, le jeune dessinateur débarque à Paris pour étudier la peinture. Diplômé des Beaux-Arts en 1897, il découvre la Bretagne dont il tombe amoureux. Il adoptera dès lors le pseudonyme de Jordic. Parallèlement à sa carrière de peintre, il donne des dessins dans la presse illustrée : Le Rire, L’Assiette au beurre, L’Illustration, L’Echo de Noël, etc. 1

Entre 1905 et 1906, Jordic dessine pour Le Petit Journal illustré de la jeunesse plusieurs séries d’histoires en images avec des héros récurrents. Ainsi, « Les mésaventures de Marie Bigoudène » raconte les mésaventures d’une petite bonne bretonne pas très futée qui se fait régulièrement renvoyer pour sa maladresse — son homologue Bécassine est publiée à la même époque dans La Semaine de Suzette. Après « Les six défauts de Ninette Patapon », Jordic redonne vie à son héroïne dans une autre série, « Nini Patapon à Fouilly-les-Crabes » (à partir du n° 95, du 5 août 1906), ou la chronique d’une parisienne en vacances en Bretagne chez sa nourrice.

Par la suite, Jordic se consacre aux livres illustrés pour la jeunesse. Entre 1909 et 1915, date à laquelle il meurt sur le champ de bataille, il publiera une quinzaine d’albums. Ces textes illustrés s’inspirent des personnages et des histoires qu’il a imaginés dans ses bandes dessinées du Petit Journal illustré de la jeunesse. « Nini Patapon à Fouilly-les-Crabes » deviendra ainsi Lilette Léveillé dans ses albums à succès Lilette Léveillé Craboville et Les Petits Brazidec à Paris, édités chez Garnier en 1911 et 1913.


Ninette, un Nemo en jupons

Supplément hebdomadaire du quotidien parisien Le Petit Journal, Le Petit Journal illustré de la jeunesse paraît tous les dimanches à partir du 16 octobre 1904. D’un format moyen (31 par 23,5 cm), il est composé de seize pages dont quatre en couleurs. Le sommaire offre aux jeunes lecteurs des textes illustrés, des jeux, des concours, des nouvelles, des romans à suivre, et bien sûr des histoires en images à chaque numéro. Graphisme élégant, liberté de composition, couleurs vives, impression soignée ; parmi la vague des journaux pour enfants lancés au début du XXe siècle, c’est l’une des revues les plus intéressantes. Les dessinateurs qui y collaborent sont plutôt talentueux. En plus de Jordic, figurent Lubin de Beauvais, Henri de Sta, André Hellé, Louis Tybalt, Jean d’Aurian, Jacques Nam, Jules Hémard, O’Galop, Blonval ou encore Georges Bigot sous la signature Hidari-Kiki.

Le Petit Journal illustré de la jeunesse s’inspire des suppléments dominicaux des grands quotidiens américains qui proposent à la même époque des pages entières de bande dessinée. La revue française reprend certaines de leurs recettes, comme proposer des bandes dessinées avec des héros récurrents, et parfois à suivre, et même ses succès. Le premier numéro du Petit Journal illustré de la jeunesse publie ainsi une imitation de Buster Brown, le comic strip de Richard Outcault, dont les albums traduits en français remportent un certain succès en librairie. Intitulé « Les exploits de Turc, Jacasse et Cie », ce pastiche est signé par le dessinateur Blonval qui rebaptise Buster en Petit-Pierre et son dogue Tige en Turc, et adjoint au duo originel une pie nommée Jacasse. La série, qui combine bulles et textes en légendes, apparaît au moins jusqu’en décembre 1905.

En une du numéro publiant le dernier épisode des « six défauts de Ninette Patapon » (n° 80 du 22 avril 1906) figure une adaptation d’un autre comic strip américain, The Upside-Downs de Gustave Verbeek, dont nous avions déjà parlé dans un article précédent2. Buster Brown et The Upside-Downs étaient tous deux publiés aux Etats-Unis à la même époque dans le New York Herald, tout comme la célèbre série de Winsor McCay, Little Nemo in Slumberland 3… Par conséquent, il est possible de se demander si la série de Jordic n’a pas été conçue comme une adaptation des aventures du petit garçon américain au Pays des rêves. Ninette est-elle une version en jupon de Nemo ? Le comic strip qui avait débuté sa publication aux Etats-Unis quelques mois plus tôt (octobre 1905) a-t-il inspiré le dessinateur français ? A y regarder de plus près, de fortes correspondances entre les deux bandes dessinées nous permettent de le croire.

A l’époque, nul besoin de traverser l’Atlantique pour se procurer un exemplaire du New York Herald car depuis 1887 une édition européenne du quotidien américain est publiée à Paris. Le contenu de cette version locale, éditée en langue anglaise, est distinct du quotidien new-yorkais. Le supplément dominical consacré aux comic strips apparaît dans l’édition parisienne du 31 janvier 1904. A partir du 7 janvier 1906, ce supplément propose les grandes planches colorées de Little Nemo in Slumberland en même temps que celles publiées aux Etats-Unis 4. A une exception près : la première planche de la série de McCay qui paraît dans ce supplément du Herald parisien n’a jamais paru dans le quotidien de New York. Dans cette planche inédite, des clowns viennent fixer des roues au lit de Nemo qui se transforme alors en carrosse. Et c’est la même idée que l’on retrouve dans le quatrième épisode de Ninette Patapon.

mccay-nemo-19060107Winsor McCay, Little Nemo in Slumberland, New York Herald, European Edition, Paris, 7 janvier 1906. Source : Comicstriplibrary.org



Il est possible d’établir d’autres ressemblances entre les premières planches de Little Nemo et les pages de Jordic publiées quelques mois après dans Petit Journal illustré de la jeunesse. Ainsi dans l’un des rêves du Français et de l’Américain, l’eau envahit la chambre et le lit de l’enfant se transforme en bateau :

mccay-jordic-01En haut : Extraits de « Little Nemo in Slumberland », New York Herald, 5 novembre 1905. Source : Comicstriplibrary.org
En bas : Extraits des « Six défauts de Ninette Patapon », Le Petit Journal illustré de la jeunesse, n° 74, 11 mars 1906. Source : Töpfferiana.fr


La ressemblance la plus frappante reste la suivante : après que Nemo ait fait son choix parmi une rangée de prétendantes, l’élue de son cœur ne se révèle pas être ce qu’elle est réellement (une figurine en carton). La même séquence se retrouve deux mois plus tard dans une planche de Jordic, à la différence que le garçon choisi par Ninette se transforme en singe :



mccay-jordic-02En haut : Extraits de « Little Nemo in Slumberland », New York Herald, 11 février 1906. Source : Comicstriplibrary.org
En bas : Extraits des « Six défauts de Ninette Patapon », Le Petit Journal illustré de la jeunesse, n° 79, 15 avril 1906. Source : Töpfferiana.fr


Un autre parallèle pourrait également se faire entre Nemo en habit princier avec son escorte montée (4 mars 1906) et la revue de Ninette en grand uniforme militaire, défilant à cheval devant des armées (25 mars 1906). Mais au delà de ces rapprochements, c’est la structure même des histoires de Ninette Patapon qui est identique à celle de Little Nemo. La ressemblance entre les dernières cases (le réveil brutal), que nous avons évoquées plus haut, est également valable pour les premières vignettes de rêve. En effet, Jordic commence sa séquence onirique par la même image qui est similaire à celle des vingt premiers épisodes du comic strip de McCay : Nemo assis dans son lit, qui se fait réveiller par un être fantastique qui l’invite à Slumberland 5. Enfin, on notera un autre procédé que le Français s’approprie : les aplats colorés du fond des cases, changeant d’une vignette à l’autre, qui caractérisent de nombreuses planches de Little Nemo.

Il est donc fort probable que le journal français ait demandé à Jordic de créer des histoires en images en s’inspirant de Little Nemo. Mais le dessinateur ne s’est pas contenté de recopier son modèle, comme a pu le faire Blonval avec son imitation de Buster Brown pour le même journal. Le style et les compositions de Jordic sont évidemment beaucoup plus simples que ceux de l’Américain. Si elle ne possède pas le génie spectaculaire de Little Nemo, « Les six défauts de Ninette Patapon » offre toutefois une version originale et personnelle du chef d’œuvre de McCay, tout en se fondant parfaitement dans le moule des revues françaises de l’époque.


Nemo, de Quantin à Horay

« Les six défauts de Ninette Patapon » vient s’ajouter aux liens particuliers que la bande dessinée française entretient avec Little Nemo in Slumberland. Dans des articles précédents, nous avions fait des rapprochements entre l’œuvre de McCay et deux planches de l’Imagerie Quantin. Ces histoires en images de 1886 offrent des ressemblances frappantes avec les toutes premières planches de Little Nemo publiées une vingtaine d’années après 6.

Dès octobre 1905, l’édition européenne du Herald, éditée à Paris, permet aux lecteurs français de découvrir les grandes pages de Little Nemo en même temps que les américains, avec une planche en bonus. Le Petit Journal illustré de la jeunesse en propose quelques mois après une imitation dessinée par Jordic. Deux ans après, la première traduction française du chef d’œuvre de McCay paraît dans la presse française : Petit Nemo au pays des songes est publié dans la revue La Jeunesse moderne à partir du 6 juin 1908 (alors même que le Herald parisien propose encore les planches en version originale). Les bulles furent supprimées et remplacées par un texte, adapté plus que traduit, de Georges Clavigny, qui est typographié sous les images. Le nom de Winsor McCay n’est jamais crédité.

Il faudra attendre une soixantaine d’année pour que Little Nemo soit redécouvert par les Français. François Caradec, le premier, a publié en 1962 un choix de planches mais son ouvrage I Primi Eroi fut édité en Italie chez Garzanti. Peu après, les bédéphiles de la Socerlid 7 vont mettre à l’honneur la bande dessinée de McCay au sein de leurs actions de propagande. Pour eux, l’Américain est l’un des meilleurs artistes, à l’instar de Burne Hogarth (Tarzan) ou d’Alex Raymond (Flash Gordon), qui puissent promouvoir la bande dessinée au niveau des autres arts. Little Nemo fait l’objet d’articles dans leur revue Phénix dès le premier numéro (1966), et aussi de projections de planches sur grand écran. L’exposition Bande dessinée et Figuration narrative qu’ils organisent en 1967 au musée des Arts décoratifs met en avant le comic strip : un agrandissement géant de 3,5 mètres de haut d’une page de Little Nemo accueille les visiteurs, et un extrait de cette même planche, qui représente le lit aux longues jambes enchevêtrées dans des buildings, figure en couverture du catalogue. En 1969, à l’inititive de Caradec, l’éditeur Pierre Horay publie avec la Socerlid une compilation de plus de 230 planches de Little Nemo 8. Slumberland est désormais accessible à tous…


Songes supplémentaires

Dans Le Petit Journal illustré de la jeunesse, d’autres histoires en images racontent des rêves d’enfants. Les deux doubles planches suivantes, dont nous n’avons pas pu déchiffrer les signatures, furent publiées avant les « Ninette Patapon ». Elles mettent toutes deux en scène des jouets qui deviennent vivants. Dans la première, « Une aventure du général Tonton » (n° 30 du 7 mai 1905), un garçon court après une armée de soldats de plombs pour en attraper et jouer avec. Mais les jouets miniatures lui échappent l’un après l’autre, et quand il arrive à en attraper un, il se réveille. La planche est construite comme le modèle des planches vues précédemment : dans la première case, un jouet réveille l’enfant endormi dans son lit et l’invite dans un pays merveilleux, et dans la dernière image, le garçon se réveille dans une position rappelant la fébrilité de son rêve.


petit-journal-02apetit-journal-02b« Une aventure du général Tonton », Le Petit Journal illustré de la jeunesse, n° 30 du 7 mai 1905. Source : Töpfferiana.fr


Dans la seconde, intitulée « Une poupée qui se révolte » (n° 65, 7 janvier 1906), le scénario de monde renversé où l’enfant et le jouet échangent leur rôle rappelle celui de la planche de George Cruikshank, « Dolly’s Revenge ». Cette histoire que le dessinateur anglais donna dans le numéro de Noël de la revue The Illustrated London News en 1884 inspira dix ans plus tard une planche de la Série aux Armes de l’Imagerie Pellerin (n° 143, Le rêve de Mlle Massacre ou La revanche de la poupée, 1894). Dans le rêve du Petit Journal illustré de la Jeunesse, où l’on ne voit ni l’enfant s’endormir, ni se réveiller, une poupée décide de se rebeller. L’ambiance est à la révolte contre l’ordre établi, le jouet frondeur appelle ses sœurs à combattre la tyrannie dans une ambiance évoquant la Révolution française et la déclaration des droits de la poupée — magnifiquement matérialisée par des grands faisceaux décoratifs séparant verticalement les images de la première page. Le jouet fait subir à sa « petite maîtresse » devenue une poupée tous les sévices qu’elle a pu endurer. La petite fille transformée finira démembrée avant de se réveiller de ce terrible cauchemar…


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petit-journal-01bB., « Une poupée qui se révolte », Le Petit Journal illustré de la jeunesse, n° 65, 7 janvier 1906. Source : Töpfferiana.fr




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  1. Martine de la Ferrière, « Jordic », Le Collectionneur de bandes dessinées, n° 107, printemps 2006. []
  2. The Upside-Downs a également fait l’objet d’adaptation en France par le dessinateur Baker dans La Jeunesse illustrée en 1906. Voir notre article : http://www.topfferiana.fr/2011/06/une-image-a-renversement-par-baker/ []
  3. Dans le New York Herald, Buster Brown paraît entre 1902 et 1911, The Upside-Downs entre 1903 et 1905, et Little Nemo entre 1905 et 1911. []
  4. Thierry Groensteen, « La réception de Little Nemo en France : comment le mythe s’est construit », in Benoît Peeters (dir.), Little Nemo, 1905-2005, un siècle de rêves, les Impressions nouvelles, 2005, p. 97-102. Dans cet article, Groensteen indique par erreur que la première planche de Little Nemo est publiée dans le Herald parisien du 6 janvier 1907, alors qu’il s’agit du 7 janvier 1906. []
  5. Dans le New York Herald, cette scène au lit apparaît chez McCay jusqu’à la planche du 25 février 1906. Après, le rêve commence in media res. []
  6. Voir nos articles « Le Petit Lucien au Pays des Rêves » et « Le Petit Lucien, deuxième épisode ». []
  7. La Société civile d’études et de recherche des littératures dessinées (Socerlid) est créée en 1964 par Claude Moliterni, Pierre Couperie, Edouard François, Maurice Horn et Proto Destefanis. []
  8. Après avoir publié I Primi Eroi, Caradec revient en France : « (…) j’ai montré les planches de Little Nemo à Pierre Horay qui n’était pas du tout un amateur de bandes dessinées mais de modern style : il a trouvé ça extraordinaire, et c’est comme ça que, chez Pierre Horay, on a aussi fait une collection de bandes dessinées — où par la suite j’ai édité Töpffer, Nadar, Feininger, toute cette collection grand format, qu’a poursuivie Sophie Horay. » Menu Jean-Christophe, « Bandes dessinées en prose », entretien avec François Caradec, L’Eprouvette, n° 1, janvier 2006, pp. 42. []

2 commentaires

  • Matthieu dit :

    Je suis heureux de voir que ma minime contribution à comicstriplibrary.org a des échos positifs. Je ne doute cependant pas que vous connaissiez déjà cette première planche de Little Nemo et que vous disposez certainement de l’album dont elle est tirée. (Petit moment de fierté néanmoins…)
    C’est toujours un plaisir de vous lire.

  • Topfferiana dit :

    Bonjour Matthieu,
    Eh bien, oui, c’est grâce aux planches reproduites sur comicstriplibrary.org que j’ai pu facilement dans un premier temps faire des comparaisons entre les planches de McCay et de Jordic. Et je ne connaissais pas l’histoire de cette planche inédite aux USA. Donc vous pouvez être fier de votre contribution à ce site très utile… Merci à vous !

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